Quand les températures chutent, beaucoup de personnes se demandent ce que deviennent vraiment les frelons et leur nid en hiver — frelons quittent leur nid hiver.
Le nid est-il encore dangereux, faut-il le faire enlever, ou peut-on simplement attendre le printemps ? Travaillant sur le terrain depuis des années, je vois ces questions revenir chaque automne. L’objectif de ce guide est d’expliquer le cycle de vie annuel des frelons et d’aider à décider s’il faut agir ou non.
Temps de lecture : ~9 min
Pour comprendre ce que deviennent les frelons en hiver, il faut d’abord suivre leur année complète.

Au début du printemps, seules les reines fécondées ayant survécu à l’hiver sont en vie. Elles se réveillent quand les températures remontent et cherchent un abri protégé pour construire un premier petit nid, appelé nid primaire, dans les combles, abris de jardin, sous toiture, cabanon, grenier ou coffre de volets. La reine fabrique quelques alvéoles en pâte de bois, pond puis nourrit les premières larves. Dès la naissance des premières ouvrières, celles-ci prennent le relais.
En été, la colonie est à son maximum : le nid grossit vite, les ouvrières se multiplient et les allers-retours deviennent impressionnants, surtout chez le frelon asiatique. C’est la période la plus dangereuse car les frelons défendent activement la zone autour du nid. C’est aussi la période où j’interviens le plus souvent pour détruire des nids sur toitures, façades et grands arbres.
À l’automne, le nid produit des mâles et des femelles sexuées destinées à devenir reines. Les accouplements ont lieu puis les futures reines fécondées quittent le nid pour chercher un abri hivernal. Les ouvrières survivent encore quelque temps mais la fin de la colonie est programmée.
Dès les premières gelées, ouvrières et mâles ne résistent plus. Ils meurent progressivement entre la fin de l’automne et le début de l’hiver (novembre – janvier selon les régions). Le nid se vide donc peu à peu et finit totalement déserté. En plein hiver, un nid visible est soit vide, soit en voie de l’être : plus d’activité, plus de défense, quasiment plus de risque de piqûre à proximité.
Contrairement aux ouvrières, les futures reines ont une mission à long terme. Une fois fécondées, elles quittent leur nid d’origine puis se cachent dans divers refuges : sol, tas de feuilles, haies denses, troncs creux, cavités murales, combles, isolants ou abris de jardin. Elles y passent tout l’hiver en état de repos et ne retournent pas dans l’ancien nid. Au printemps, chacune fondera un nouveau nid, parfois tout près, parfois à plusieurs centaines de mètres.
| En hiver, un nid… |
|---|
| ne contient plus de reine |
| ne contient plus d’ouvrières ni de mâles vivants (au pire quelques individus moribonds) |
| n’est plus défendu |
Il est donc possible de passer juste en dessous sans déclencher d’attaque, ce qui serait impensable en plein été.
Construit comme un carton végétal (fibres de bois mâchées + salive), le nid se détériore après l’abandon : pluie, gel et vent le percent, il perd des morceaux et finit parfois par se détacher de son support. Un nid d’hiver est donc un nid mort, sans enjeu sanitaire, seulement un possible souci esthétique ou de sécurité.
Non. Qu’ils soient européens ou asiatiques, les frelons ne réutilisent jamais un nid d’une année sur l’autre ; chaque reine fécondée en bâtit un nouveau. Voir un ancien nid accroché en hiver ou au printemps n’indique donc pas une colonie active et le laisser en place ne favorise pas le retour des frelons. Une nouvelle reine peut toutefois choisir un support proche si l’endroit lui paraît favorable, d’où l’intérêt éventuel d’un traitement préventif : en savoir plus.

| Conséquences |
|---|
| Le nid de l’année précédente ne sera jamais recolonisé |
| Le voir en place n’est pas signe d’activité |
| Le laisser accroché ne favorise pas la réapparition |
À partir de mi-novembre à mi-janvier, le nid n’a plus d’utilité biologique. Le détruire n’empêchera pas les reines déjà parties de créer de nouveaux nids ailleurs au printemps ; il n’y a plus de traitement chimique à réaliser ni d’urgence professionnelle. On peut attendre qu’il tombe ou se dégrade.
Même vide, un nid peut être difficile d’accès ; mieux vaut alors un professionnel équipé plutôt que de prendre des risques sur une échelle ou un toit glissant.
Le début du printemps est la période la plus stratégique : le nid est petit, seule la reine est présente. Une intervention rapide l’élimine avant qu’une grosse colonie ne se développe, avec peu de risque de piqûre.
Détruire un nid entre octobre et début novembre limite la diffusion de nouvelles reines, un point important dans les zones déjà fortement touchées par le frelon asiatique.
Les reines fécondées cherchent des refuges discrets et protégés du froid : combles, isolants, troncs creux, haies, tas de feuilles… D’où l’intérêt d’une inspection hivernale pour repérer d’éventuels débuts de nid précoces, identifier des points d’entrée (tuiles déplacées, aérations non grillagées) et mettre en place des mesures préventives avant le printemps.

En plein hiver, un nid est presque toujours vide et non défendu ; le risque de piqûre est donc très faible.
Non. Le nid n’est jamais réutilisé ; les reines bâtissent toujours un nouveau nid.
Le nid peut encore être actif. Évitez de vous approcher et faites appel à un professionnel si besoin.
Si le nid est clairement vide et accessible, oui ; sinon, le risque principal devient la chute : faites appel à un pro.
Non. Les reines sont déjà parties ; pour agir sur la population future, il faut intervenir au printemps ou à l’automne avant leur départ.
En résumé, ouvrières et mâles meurent avec le froid, les reines fécondées se cachent dans des abris et le nid que l’on voit en hiver est un nid mort, destiné à se dégrader naturellement. L’enlever est surtout un choix de confort ou de sécurité. Pour anticiper la saison prochaine, un suivi ou des actions préventives peuvent être envisagés : détails des services autour de Saint Étienne.

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