Chaque année dans la Loire, dès la fin de l’hiver, les chenilles processionnaires refont parler d’elles — chenille processionnaire danger oblige. Vous les voyez défiler en file indienne sur les chemins, ou vous repérez des boules blanchâtres dans les pins ou les chênes près de Saint-Étienne. Derrière cet aspect presque « amusant » se cache pourtant un vrai risque pour la santé : il concerne directement vos enfants, vous-même, et surtout vos chiens, très attirés par ces colonies en mouvement. Le problème est local, saisonnier et bien réel. Ce guide explique pourquoi ces chenilles sont dangereuses, comment les reconnaître, ce qui se passe en cas de contact et, surtout, comment protéger votre famille et vos animaux dans la Loire.
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Les chenilles processionnaires du pin et du chêne sont aujourd’hui bien installées dans la Loire. Avec le réchauffement climatique, elles remontent vers le nord et leur période de présence s’allonge ; depuis 2022 elles sont classées comme espèces nuisibles pour la santé humaine.
Leur danger ne vient pas d’une morsure ou d’un venin, mais de milliers de poils urticants contenant une toxine (la thaumétopoéine) qui déclenche de fortes réactions inflammatoires et allergiques chez l’homme et l’animal. Ces poils se détachent très facilement, se dispersent par le vent sur des centaines de mètres, restent actifs jusqu’à deux semaines après le passage des chenilles ou la destruction d’un nid et contaminent peau, yeux, bouche ou objets (herbes, vêtements, bois, panier du chien).
Dans la Loire, on retrouve ces chenilles surtout dans les zones à pins et à chênes : jardins, bords de routes, parcs et lisières de forêts autour de Saint-Étienne et des communes voisines.
| Essence concernée | Période critique | Phase de danger |
|---|---|---|
| Pin | janvier → avril | Descente des chenilles en procession |
| Chêne | avril → juillet | Présence sur le feuillage et dispersion des poils |
Ces dates varient selon l’altitude et l’exposition ; retenez qu’entre l’hiver et le début de l’été, vigilance maximale dans les zones boisées ou plantées de pins et de chênes.
Éruptions cutanées, démangeaisons intenses, plaques rouges, sensation de brûlure ou urticaire peuvent apparaître quelques minutes à quelques heures après l’exposition ; dans certains cas les démangeaisons durent plusieurs jours.
Conjonctivite, yeux rouges et larmoyants, impression de grains de sable et douleurs oculaires nécessitent parfois une prise en charge ophtalmologique rapide.
L’inhalation de poils dispersés par le vent peut entraîner irritation des voies respiratoires, toux, maux de gorge et gêne respiratoire, surtout chez les personnes asthmatiques.
Chez les jeunes enfants notamment : inflammation des muqueuses, hypersalivation, vomissements et douleurs abdominales.
Chez les personnes sensibles : gonflement du visage ou de la gorge, rougeurs généralisées, malaise et, dans les cas extrêmes, choc anaphylactique. Entre 2012 et 2019, les Centres antipoison ont recensé environ 1 300 cas symptomatiques liés aux chenilles processionnaires, un quart concernant des enfants.
Les chiens, attirés par le mouvement des processions, reniflent, touchent ou croquent les chenilles. Le moindre contact avec la bouche ou la langue constitue une urgence vétérinaire.

Dans les deux heures suivant l’exposition peuvent apparaître : hypersalivation abondante, vomissements, œdème de la langue ou des babines, douleur intense, langue rouge violacée puis zones noires (nécrose), ulcères buccaux, rougeurs cutanées, démangeaisons, œil rouge et douloureux voire difficultés respiratoires. Dans les formes sévères : choc allergique, atteinte rénale et décès. Les chats sont un peu moins touchés mais restent exposés.
Éloignez la personne, retirez et lavez les vêtements à haute température, rincez abondamment la peau à l’eau froide sans frotter, ne grattez pas les lésions et n’utilisez ni alcool ni lingettes. En cas de contact oculaire, rincez longuement.
Consultez rapidement un médecin ou les urgences si l’atteinte est étendue, si les yeux ou les voies respiratoires sont touchés, ou en présence de gonflement important ou de malaise. Le traitement repose souvent sur des antihistaminiques ou corticoïdes.
Le vétérinaire poursuivra le lavage, administrera antalgiques et anti-inflammatoires, et limitera le risque de nécrose ou d’œdèmes graves : plus l’intervention est précoce, meilleur est le pronostic.
Repérez les nids dans vos pins et chênes, évitez les zones à risque durant les périodes critiques, tenez les chiens en laisse dans les parcs et forêts, redoublez de vigilance par vent fort et apprenez aux enfants à ne jamais toucher une chenille ou un cocon blanc. En cas de nid sur l’espace public, signalez-le à la mairie.
Plusieurs moyens existent autour de votre habitation : pièges sur les troncs pour intercepter les processions, installation de nichoirs à mésanges (prédateurs naturels) et traitements ciblés par un professionnel. Depuis 2019, j’interviens autour de Saint-Étienne pour traiter les nuisibles (insectes, rongeurs, volatiles) avec des solutions adaptées ; détails sur cette page dédiée.

Les nids du pin ressemblent à de grosses boules de soie blanches ou grisâtres au bout des branches ; ceux du chêne sont souvent plus discrets mais toujours sous forme d’amas soyeux. En cas de doute, ne touchez jamais et contactez un professionnel.
Oui : les poils urticants restent actifs même après la mort des chenilles ou quand les nids sont vides.
Oui. Par précaution, appelez ou consultez un vétérinaire immédiatement.
Oui : jardins particuliers, lotissements plantés de pins d’ornement, bords de routes, parcs et autres zones vertes autour de Saint-Étienne et dans tout le département.
Protéger vos proches et vos animaux passe par trois piliers : connaître les périodes à risque, savoir repérer les nids et adopter les bons réflexes en cas de contact, surtout pour les chiens. Pour toute suspicion d’infestation ou pour mettre en place des solutions préventives, je propose des interventions rapides et adaptées. Contact : formulaire en ligne.

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