Boucher un trou de souris au ciment (ou avec d’autres matériaux durables) est l’une des actions les plus efficaces pour arrêter une infestation à la source. Une seule ouverture de la taille d’une pièce de monnaie suffit à laisser passer une souris ; tant que ces points d’entrée restent accessibles, les pièges et appâts ne règlent rien sur le long terme.
Dans cet article, vous allez voir comment boucher un trou de souris au ciment de façon durable, pourquoi il est essentiel d’y associer de la laine d’acier, quels matériaux sont réellement anti-rongeurs et comment vérifier que votre logement est correctement « hermétisé ».
Forez Guêpes & Nuisibles, spécialiste de la dératisation en France, vous propose ici une méthode claire inspirée des bonnes pratiques professionnelles, avec un focus sur le colmatage durable des points d’entrée.
Temps de lecture : ~13 min
Les souris se glissent dans des ouvertures minuscules, parfois de la taille d’une pièce de 1 euro. Un trou dans une plinthe, autour d’un tuyau ou dans un angle de mur peut être une véritable autoroute vers votre cuisine, votre cellier ou vos combles.

Risques sanitaires : les rongeurs transportent bactéries et virus via leurs crottes, leur urine et leur salive. Les autorités sanitaires recommandent de colmater fissures et trous dans les murs, sols et fondations pour limiter leur installation, et de nettoyer et désinfecter les zones contaminées avant toute réparation.
Une seule entrée suffit à entretenir l’infestation : mettre du poison sans colmater ne fait que remplacer une population par une autre. La seule stratégie durable consiste à recenser puis boucher tous les points d’accès, du sol à la toiture, à l’intérieur comme à l’extérieur.
Les trous servent aussi de passages internes : les ouvertures permettent aux souris de circuler d’un local à l’autre (cuisine, garage, combles, cellier). Reboucher un seul trou ne suffit pas ; il faut traiter l’ensemble du bâtiment.
C’est pour cela que les professionnels combinent toujours deux choses : la dératisation (pièges, appâts) et l’hermétisation des bâtiments (bouchage de tous les trous).
Les souris peuvent ronger le bois, certains plastiques, le plâtre, la mousse expansive et des joints souples. En revanche, leurs incisives se cassent rapidement sur les matériaux métalliques fibreux comme la laine d’acier, utilisée comme cœur du bouchon. Les dératiseurs privilégient la laine d’acier inoxydable bien tassée, qui ne rouille pas.
Le ciment ou mortier de rebouchage scelle la laine d’acier et crée une barrière dure, définitive et difficilement attaquable. On utilise le ciment ou le mortier sur les murs en parpaing, pierre ou béton, sur les fondations fissurées ou pour de grandes ouvertures maçonnées. Sur mur ancien, on emploie plutôt un joint de pierre ; sur cloison en plaque de plâtre, un enduit reboucheur spécifique.
Pour de petites réparations ou la finition, on peut recourir à un mastic à bois, un enduit spécial plâtre ou un calfeutrage silicone/acrylique. Pris seuls, ces produits restent toutefois attaquables ; ils sont donc à combiner avec un noyau métallique ou un grillage.
Lorsque le trou doit rester ventilant ou est très grand, on pose un grillage galvanisé à mailles fines ou une petite plaque de métal, solidement fixée, puis on peut finir au ciment autour pour supprimer tout passage.
| Matériau | Résistance aux souris | Utilisation typique |
|---|---|---|
| Laine d’acier | Très élevée | Cœur du bouchon, autour de tuyaux |
| Ciment / mortier | Élevée | Murs, fondations, parpaings, pierres |
| Enduit reboucheur plâtre | Moyenne | Cloisons en placo (avec laine d’acier) |
| Mastic silicone/acrylique | Moyenne | Calfeutrage, maintien de laine d’acier |
| Grillage métallique | Très élevée | Aérations, gros trous, zones ventilées |
| Mousse expansive seule | Faible | À éviter seule, utilisable en complément |
Inspectez minutieusement l’intérieur (derrière meubles de cuisine, autour des tuyaux, derrière électroménager, plinthes, placards) et l’extérieur (joints de fondations, entrées de câbles ou d’eau, vides sous portes, fissures façade/toiture). Notez chaque point suspect ; un bon proofing exige un recensement exhaustif.
Grattez les matériaux friables, brossez le trou, puis nettoyez avec un chiffon humide et un désinfectant ou une solution légèrement javellisée. Cette préparation améliore l’adhérence du ciment et élimine les risques sanitaires.
Enfilez des gants, découpez un morceau de laine d’acier inoxydable environ deux fois plus volumineux que le trou, roulez-le en tampon compact puis tassez-le fermement jusqu’à remplir l’ouverture. Autour d’un tuyau, bourrez tout le pourtour en profondeur.
Préparez le produit selon la notice. Recouvrez la laine d’acier à la truelle, laissez le ciment pénétrer, puis lissez la surface. Pour un trou très large, fixez d’abord un treillis ou un grillage avant de reboucher.
Laissez sécher au moins 24 h. Vérifiez l’absence de fissures, appliquez un enduit de finition si besoin puis repeignez. Contrôlez la zone quelques jours et semaines plus tard pour déceler toute nouvelle activité.
Remplissez de laine d’acier puis rebouchez au ciment ou mortier. Sur mur ancien, privilégiez un joint de pierre adapté.

Évitez le ciment pur ; insérez la laine d’acier puis appliquez un enduit reboucheur spécial plâtre. Poncez et peignez après séchage.
Bourrez de laine d’acier tout le tour du tuyau puis recouvrez de ciment, mortier ou mastic adapté, sans bloquer la dilatation.
Posez un grillage galvanisé à mailles fines, fixez-le solidement et, si besoin, terminez par un joint de mortier autour de la grille.
À faire : porter des gants et un masque si nécessaire ; toujours nettoyer et désinfecter avant de reboucher ; utiliser de la laine d’acier inoxydable ; choisir le produit adapté au support ; inspecter l’intégralité du logement, intérieur et extérieur.
À ne pas faire : reboucher sans avoir éliminé crottes et urine ; utiliser seulement de la mousse expansive ou un simple enduit sans renfort métallique ; laisser des jeux autour des tuyaux ou câbles ; se limiter à un seul trou alors que d’autres existent ; oublier de contrôler les réparations après l’hiver ou des travaux.
Maintenez une hygiène stricte (aliments dans des contenants hermétiques, plans de travail propres), gérez l’environnement extérieur (végétation taillée, pas de tas de bois contre la façade), posez des pièges pour capturer les individus restants et inspectez régulièrement vos rebouchages, surtout à chaque changement de saison. Les bâtiments collectifs ou professionnels gagnent à souscrire un contrat de dératisation annuel.

Le ciment est résistant mais, utilisé seul, peut fissurer ; une souris pourrait exploiter la moindre faiblesse. L’association laine d’acier tassée + ciment est bien plus fiable.
Non ; une fois sèche, la mousse reste tendre et les souris la rongent facilement. Elle peut combler un grand volume, mais doit être protégée par une barrière métallique ou minérale.
Surveillez crottes, traces grasses, odeurs d’urine et grattements nocturnes dans cloisons ou combles. En cas de doute, faites réaliser un diagnostic professionnel pour repérer points d’entrée et chemins de circulation ; un plan de colmatage adapté vous sera proposé.
Colmater efficacement un trou de souris au ciment n’est pas qu’une réparation esthétique ; c’est une vraie barrière physique qui, bien réalisée et entretenue, s’intègre dans une stratégie globale de dératisation et de prévention. Pour aller plus loin ou faire vérifier vos points d’entrée, découvrez les services de Forez Guêpes & Nuisibles : https://www.forezguepes-nuisibles.fr/actualites.

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