Dans la Loire, la saison des frelons asiatiques s’étale pratiquement sur trois saisons, de mars à novembre, avec deux périodes où la vigilance doit vraiment monter d’un cran. Entre mon expérience de terrain autour de Saint-Étienne et les données locales, on voit bien que le risque n’est pas le même en février ou en septembre. Comprendre ce calendrier te permet d’anticiper les problèmes au jardin, près de ta maison ou de tes ruches, plutôt que de subir.
Dans cet article, je détaille mois par mois les grandes phases de vie du frelon asiatique dans la Loire, les moments où agir, les erreurs à éviter et ce que prévoit le département pour organiser la lutte.
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Dans la Loire, le frelon asiatique est présent surtout de mars à novembre avec deux temps forts : le réveil des reines (mi-février à mi-mai) et le pic d’activité (août à fin octobre). En hiver, les nids sont déserts.
| Période | Principales activités | Niveau de vigilance |
|---|---|---|
| Mi-février – Mi-mai | Sortie d’hibernation des reines, nids primaires | Très élevé |
| Mai – Août | Développement des nids secondaires | Moyen |
| Août – Fin octobre | Colonies au maximum, production de futures reines | Maximum |
| Décembre – Février | Nids vides, seules les jeunes reines hivernent | Faible |
Dès que la température dépasse durablement 12–15 °C, les reines fondatrices se réveillent, construisent de petits nids primaires (taille d’une orange) dans des zones abritées et recherchent nourriture et matériaux. Capter une reine, c’est supprimer un nid futur, soit jusqu’à 2 000 individus évités.
Actions conseillées : poser des pièges sélectifs uniquement sur cette fenêtre ; inspecter haies, abris de jardin, combles accessibles ; observer toute activité inhabituelle de gros insectes bruns à pattes jaunes.
Les nids primaires sont faciles à neutraliser. Autour de Saint-Étienne, mes interventions permettent de confirmer l’espèce et d’éliminer le nid en sécurité (voir détail des services).
La reine reste désormais au nid ; les ouvrières assurent la collecte. Le nid secondaire, sphérique ou en goutte, apparaît souvent en hauteur (arbres, façades, bâtiments agricoles). Le piégeage massif n’est plus conseillé car il capture trop d’insectes utiles.
Sur cette période, il faut vérifier les zones à antécédents, identifier l’espèce en cas de doute et choisir la meilleure stratégie de traitement selon hauteur et environnement.
Les colonies atteignent 1 000 – 1 500 individus. Les nids sont très défendus ; une simple vibration peut déclencher une attaque collective. La pression sur les ruchers est maximale : frelons en vol stationnaire, butineuses capturées aux portes des ruches.
Conseils : ne pas tenter de détruire un nid avec des moyens bricolés ; éviter les chocs dans arbres et haies ; intervenir de préférence de nuit avec un professionnel équipé.

Les jeunes reines sont parties hiverner dans des cavités protégées. Les nids trouvés en hiver sont inactifs et ne seront jamais réutilisés. Mieux vaut repérer leur emplacement pour surveiller ces zones au printemps.
Communes, groupements sanitaires et apiculteurs préparent déjà les futures campagnes de piégeage sélectif et les actions de sensibilisation.
La préfecture a défini un plan en deux volets : préventif (pièges ciblés juste après l’hiver) et curatif (destruction professionnelle des nids, de préférence de nuit). Un arrêté de 2024 rend la déclaration de tout nid obligatoire auprès de la FRGDS AURA ou, à défaut, de la mairie. La période officielle d’intervention s’étend du 1er mars au 1er janvier.
| À faire | À ne pas faire |
|---|---|
| Piéger de mi-février à mi-mai avec pièges sélectifs | Ne pas piéger toute l’année |
| Signaler tout nid suspect | Ne pas tenter de détruire un nid soi-même |
| Appeler un pro si le nid est haut ou actif | Ne pas traiter un nid découvert en hiver |
| Surveiller les ruchers entre août et octobre | Ne pas ignorer les signes d’activité |
Pour en savoir plus sur d’autres nuisibles volants dans la région, consulte la page dédiée : insectes rampants et volants.
Ouvre l’œil dès mi-février : c’est là que les reines sortent et que le piégeage est le plus rentable. Vigilance maximale mi-février – mi-mai puis août – fin octobre.
Non. Les adultes meurent en fin d’automne. Entre décembre et février, les nids visibles sont vides et ne seront pas réutilisés.
Inutile : l’espèce ne réoccupe jamais un nid de l’année précédente.
Il est plus sombre que le frelon européen, abdomen à extrémité jaune orangé, pattes à bouts jaunes. Le nid est souvent haut, sphérique, avec entrée latérale. En cas de doute, photographie à distance et fais vérifier par un pro.
Préviens ta mairie, la FRGDS AURA ou un professionnel de la désinsectisation. Autour de Saint-Étienne, j’interviens rapidement : coordonnées.

En résumé, le calendrier suit toujours le même rythme : réveil des reines mi-février – mi-mai, développement silencieux jusqu’à l’été, pic de danger août – fin octobre, puis disparition des colonies en hiver. Adapter ta vigilance à ces phases réduit vraiment les risques pour ta famille, ton jardin et tes ruches.

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