Tu remarques des cloportes dans ta cave, ta salle de bain ou le long de tes plinthes ? Ce type d'invasion de cloportes maison humide n'est pas le fruit du hasard, ces petites bêtes grises à l'allure préhistorique ne sont pas de simples visiteurs de passage. Leur présence en nombre dans une habitation est presque toujours le signe d'un excès d'humidité persistant.
Avant de chercher à les éliminer à tout prix, il est utile de comprendre pourquoi ils sont là, ce qu'ils signalent, et comment traiter le problème à la source pour éviter qu'ils reviennent.
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Contrairement à ce que l'on croit souvent, les cloportes ne sont pas des insectes. Ils appartiennent au sous-ordre des Oniscidea et sont des crustacés terrestres, plus proches du crabe que du cafard. L'espèce la plus répandue dans nos habitations est l'Armadillidium vulgare, communément appelé le cloporte commun ou cloporte pillule, capable de se rouler en boule lorsqu'il se sent menacé.

Dans la nature, les cloportes jouent un rôle écologique utile. Ce sont des décomposeurs qui dégradent la matière organique en décomposition, comme les feuilles mortes, le bois pourri ou les débris végétaux. Ce rôle bénéfique dans les jardins devient problématique quand ils s'installent en nombre à l'intérieur d'une habitation.
Leur survie dépend entièrement de l'humidité : sans elle, ils meurent en quelques heures. C'est précisément ce besoin vital qui explique leur présence dans certaines pièces de la maison.
Une invasion de cloportes dans une maison humide ne se produit jamais par hasard. Ces crustacés suivent une logique simple : ils cherchent des zones où l'hygrométrie est élevée, la lumière faible et la nourriture accessible. Plusieurs facteurs structurels ou comportementaux peuvent expliquer leur présence.
L'humidité structurelle est la cause principale. Les remontées capillaires dans les murs anciens, les infiltrations d'eau par la toiture ou les fondations, la condensation sur les parois froides et les fuites de canalisations créent des conditions idéales pour leur installation, car un excès d'humidité et de déchets organiques constitue le principal facteur d'attraction. Un vide sanitaire mal ventilé ou une cave sans aération naturelle suffisante sont des environnements particulièrement propices. Les cloportes sous-sol humidité constituent d'ailleurs l'un des problèmes les plus fréquemment signalés dans les maisons anciennes.
La ventilation joue également un rôle déterminant. Une VMC (Ventilation Mécanique Contrôlée) absente ou défaillante dans la salle de bain, les WC ou la cuisine laisse l'air humide stagner, ce qui favorise la condensation sur les murs et le sol. Les bouches d'extraction encrassées ou mal dimensionnées aggravent encore la situation. Les cloportes salle de bain et les cloportes dans la maison en général sont souvent le résultat direct d'une ventilation insuffisante.
L'environnement extérieur contribue aussi à l'invasion. Un tas de feuilles mortes ou de paillis au pied des murs, du bois de chauffage stocké contre la façade, un composteur trop proche de la maison ou des gouttières obstruées créant de l'eau stagnante sont autant de réservoirs à cloportes. Notre guide sur les nuisibles au jardin détaille d'ailleurs les aménagements extérieurs à éviter. Depuis ces gîtes extérieurs, les cloportes pénètrent par les fissures de fondation, les joints de seuil défaillants, les grilles de ventilation non protégées ou les bas de portes mal jointés.
Les cloportes sont plus actifs au printemps et en automne, lors des périodes pluvieuses où l'humidité extérieure est élevée. C'est à ces moments que les invasions à l'intérieur des habitations sont les plus fréquentes.
La bonne nouvelle : les cloportes ne piquent pas, ne mordent pas et ne transmettent pas de maladies connues chez l'être humain. Leur présence est désagréable visuellement, mais elle ne représente pas de danger sanitaire direct. Ils ne rongent pas non plus les structures du bâtiment comme pourraient le faire des termites ou des fourmis charpentières.
En revanche, leur présence massive est un signal d'alarme indirect. Si des cloportes s'installent en nombre dans ta maison, c'est que les conditions d'humidité sont suffisamment sévères pour les faire vivre et se reproduire. Ces mêmes conditions favorisent le développement des moisissures, qui elles peuvent avoir des effets sur la qualité de l'air intérieur et la santé des occupants. L'humidité excessive accélère aussi la dégradation des matériaux : bois, plâtre, isolant. Traiter une invasion de cloportes, c'est donc aussi protéger son logement sur le long terme.
Les spécialistes s'accordent sur une stratégie en trois temps : traiter l'humidité en priorité, supprimer les accès et les gîtes, puis appliquer des traitements curatifs si la situation l'exige. Voici comment procéder concrètement.

C'est l'étape la plus importante. Sans elle, tous les autres traitements ne seront que temporaires. La presse spécialisée insiste d'ailleurs sur l'importance d'une aération quotidienne des pièces comme solution principale. Commence par aérer toutes les pièces de la maison, y compris en hiver, pendant au moins dix à quinze minutes. Ce renouvellement d'air permet d'évacuer la vapeur d'eau accumulée et de réduire l'hygrométrie intérieure.
Vérifie ensuite le bon fonctionnement de ta VMC. Nettoie les bouches d'extraction, contrôle le débit d'air et fais intervenir un technicien si nécessaire. Si tu n'as pas de VMC dans les pièces humides, son installation est fortement recommandée, notamment au regard des normes de ventilation en vigueur comme le DTU 68.3. Dans les caves et sous-sols très humides, un déshumidificateur d'ambiance peut compléter efficacement le dispositif.
Fais également inspecter les canalisations pour détecter d'éventuelles fuites, et vérifie l'état de l'étanchéité de ta façade, de ta toiture et de tes fondations. Un diagnostic humidité réalisé par un professionnel peut s'avérer utile si l'origine de l'humidité n'est pas clairement identifiable.
Traiter l'humidité structurelle est la seule façon d'éviter le retour des cloportes après traitement. Sans assainissement intérieur durable, une nouvelle invasion est inévitable dans les mois qui suivent.
Une fois l'humidité maîtrisée, il faut éliminer tout ce qui peut servir de refuge ou de nourriture aux cloportes. À l'intérieur, retire les cartons entreposés au sol, les vieux meubles endommagés par l'humidité, les tapis détrempés et le bois de chauffage stocké en intérieur. Nettoie régulièrement les recoins, plinthes et angles de murs pour supprimer les débris organiques qui les attirent.
À l'extérieur, éloigne les tas de feuilles mortes, le paillis, le compost et le bois des murs de la maison. Nettoie tes gouttières et drains pour éviter l'eau stagnante au pied des fondations. Maintenir une zone sèche et dégagée autour du bâtiment est une mesure préventive simple mais très efficace.
Pour les accès, procède à un calfeutrage soigneux des fissures dans les murs et les fondations. Remplace les joints de seuil défaillants, installe des moustiquaires sur les grilles de ventilation et vérifie l'étanchéité des bas de portes. Ces petites réparations peuvent faire une grande différence sur le long terme.
Si des cloportes sont encore présents malgré les mesures précédentes, plusieurs options existent selon l'ampleur de l'infestation. Le tableau ci-dessous compare les principales méthodes disponibles pour éliminer les cloportes naturellement ou de façon plus intensive.
| Méthode | Type | Efficacité | Facilité de mise en oeuvre | Durée d'action |
|---|---|---|---|---|
| Aspiration régulière | Mécanique | Modérée | Très facile | Immédiate, à renouveler |
| Pièges à eau savonneuse | Mécanique | Modérée | Facile | Quelques jours |
| Huiles essentielles répulsives (lavande, neem, menthe poivrée) | Naturel | Faible à modérée | Facile | Courte, à renouveler souvent |
| Insecticide rampants en spray | Chimique | Bonne | Moyenne | Plusieurs semaines |
| Traitement professionnel désinsectisation | Professionnel | Très bonne | Déléguée | Longue durée avec garantie |
Les cloportes maison remède naturel les plus cités sont les huiles essentielles de neem, de lavande, d'eucalyptus ou de menthe poivrée, diluées dans de l'eau et vaporisées dans les zones de passage. Leur effet est réel mais limité dans le temps : ils repoussent les cloportes sans les éliminer durablement. Pour une invasion légère, ils peuvent suffire en complément des mesures d'assainissement. Pour une infestation plus sérieuse, un traitement de désinsectisation adapté aux insectes rampants sera plus efficace.
Dans la majorité des cas, une invasion de cloportes peut être maîtrisée par le propriétaire en combinant les mesures décrites ci-dessus. Cependant, certaines situations justifient de contacter un spécialiste de la désinsectisation. Si l'invasion est massive, récurrente malgré les traitements, ou si tu ne parviens pas à identifier l'origine de l'humidité, un professionnel peut réaliser un diagnostic complet et mettre en place un traitement anti-cloportes ciblé et durable.
Chez Forez Guêpes & Nuisibles, nous intervenons sur l'ensemble des problématiques liées aux insectes rampants et volants, y compris les invasions de cloportes liées à l'humidité. Notre approche consiste à traiter le problème à la source, pas seulement les symptômes. Si tu constates une invasion persistante, n'hésite pas à consulter notre page dédiée aux insectes rampants et volants pour en savoir plus sur nos interventions, ou à contacter notre équipe directement.
Une fois l'invasion maîtrisée, l'objectif est d'éviter qu'elle se reproduise. Les travaux à envisager dépendent de la cause identifiée. Si l'humidité vient de remontées capillaires, un traitement hydrofuge des murs en soubassement peut être nécessaire. Si elle est due à une mauvaise ventilation, l'installation ou la mise aux normes de la VMC selon le DTU 68.3 est la solution la plus pérenne. La Réglementation Thermique RT 2012 et la RE 2020 imposent d'ailleurs des exigences précises en matière de ventilation dans les logements neufs ou rénovés.

À l'extérieur, maintenir un périmètre propre et sec autour de la maison, entretenir les drains et gouttières, et éviter les aménagements paysagers trop proches des fondations sont des habitudes simples qui font une vraie différence. Un contrôle annuel de l'état des joints, des fissures et des systèmes de ventilation permet d'anticiper les problèmes avant qu'ils ne deviennent une porte d'entrée pour de nouveaux visiteurs indésirables. Nos conseils pour protéger sa maison des nuisibles en hiver peuvent aussi t'aider à anticiper ces périodes sensibles.
Une invasion de cloportes dans une maison humide est rarement anodine. Ces crustacés inoffensifs sont de véritables indicateurs de l'état hygrométrique de ton logement. Les ignorer ou se contenter de les éliminer mécaniquement sans traiter la cause revient à soigner le symptôme sans toucher à la maladie.
En agissant sur l'humidité, en améliorant la ventilation, en supprimant les gîtes et en calfeutrant les points d'entrée, tu résoudras le problème durablement. Et si la situation dépasse le cadre du bricolage, les équipes de Forez Guêpes & Nuisibles sont disponibles pour t'accompagner avec un diagnostic précis et un traitement adapté. Tu peux dès à présent obtenir un devis de désinsectisation en ligne.
Le terme isopode désigne le groupe scientifique auquel appartiennent les cloportes. Tous les cloportes sont des isopodes, mais tous les isopodes ne sont pas des cloportes. Dans le langage courant, les deux termes sont souvent utilisés de façon interchangeable pour désigner les cloportes terrestres que l'on trouve dans les habitations.
Oui. Dans des conditions favorables, c'est-à-dire avec une humidité suffisante et de la matière organique disponible, une femelle cloporte peut produire plusieurs dizaines d'oeufs par an. Une invasion peut donc s'amplifier rapidement si les conditions ne sont pas modifiées.
La terre de diatomées est un répulsif naturel que l'on peut saupoudrer le long des plinthes, dans les recoins et aux points d'entrée. Elle agit en abîmant la cuticule des arthropodes et en les déshydratant. Elle est sans danger pour les humains et les animaux domestiques, mais perd son efficacité si elle est exposée à l'humidité, ce qui en limite l'usage dans les zones très humides.
Ils ne consomment pas les matériaux de construction en eux-mêmes, mais ils apprécient les espaces entre les dalles, les fissures dans les joints de mortier et les zones où le bois commence à se dégrader sous l'effet de l'humidité. Les maisons anciennes en pierre ou en parpaing sans traitement hydrofuge sont plus exposées.
Oui, indirectement. Les cloportes et les moisissures prospèrent dans les mêmes conditions : humidité élevée, mauvaise ventilation, surfaces froides. La présence simultanée des deux signale un problème d'humidité structurelle sérieux qui mérite un diagnostic approfondi, notamment pour évaluer la qualité de l'air intérieur.

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